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SILVANA EDITORIALE
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Maurice Denis, années 1920 : L'éclat du Midi
Collectif, Johanne Lindskog, Jeanne Pillon-Megale
- Silvana Editoriale
- 11 Décembre 2025
- 9788836663132
Célébrant le centenaire de l'exposition Maurice Denis (1870-1943), organisée par la Société des beaux-arts de Nice en 1925, cet ouvrage révèle l'importance qu'ont eue pour l'artiste ses voyages dans le Midi.
La rencontre de l'univers denisien et de la Côte d'Azur dans les années vingt est aussi l'occasion de s'intéresser à ce moment si particulier de l'existence du peintre. Après la disparition de sa première épouse, en 1919, son mariage avec Elisabeth Graterolle lui rend une vitalité créative lui permettant de répondre aux commandes prestigieuses qui couronnent sa carrière.
Les bleus et les roses scintillants de la lumière hivernale qui inondent ses oeuvres à cette période sont ainsi le miroir de l'accomplissement d'un artiste venu puiser un nouveau souffle sur les rives de la Méditerranée. -
À travers plus de deux cents impressions d'époque, le volume présente un large éventail, exhaustif et inédit, de l'oeuvre de Brassaï. Hongrois de naissance mais parisien d'adoption, Brassaï - pseudonyme de Gyula Halász - fut l'un des principaux acteurs de la photographie du xxe siècle, celui que son ami Henry Miller surnommait « l'oeil vivant ». Ses clichés d'un Paris mystérieux sont célèbres. Dévoilés par l'éclairage public, enveloppés dans la brume ou baignés par la pluie, ils offrent un témoignage sur l'atmosphère nocturne qui régnait dans la capitale à son époque. Mais Brassaï a également voyagé dans l'Europe entière, en Italie et en Espagne entre autres, et aux États-Unis, laissant derrière lui des photographies qui portent l'empreinte de sa curiosité et de son style. Sa production est proposée ici, de ses premiers clichés influencés par le mouvement surréaliste aux iconiques images de Paris dans ses habits voluptueux et mondains. Une attention particulière a été portée aux « graffiti », immortalisés par Brassaï lors de ses explorations des murs parisiens, révélateurs de son attachement aux arts visuels et à des artistes comme Jean Dubuffet. Enfin, les photographies dédiées au nu féminin, à la mode, aux portraits de ses amis artistes et d'enfants, et ces petits paradoxes et sculptures involontaires que la réalité offrait à son regard et que Brassaï, créateur d'images, savait saisir dans l'immédiateté de l'instant.
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Maillol - Picasso : Défier l'idéal classique
Thierry Dufrêne, Antoinette Le Normand-Romain, Pascale Picard
- Silvana Editoriale
- 28 Août 2025
- 9788836659128
Même si les chemins de Maillol et de Picasso se sont croisés à Paris, la rencontre qui est le point de départ de cette exposition est tardive, postérieure même à la mort de Maillol, lorsque Picasso se rapproche, à Perpignan, de son Espagne natale. À cette occasion, il ne manque pas de regarder Maillol dont les sculptures trônent dans l'espace public. Cette proximité immédiate et physique les réunit de manière tangible et formalise une rencontre singulière.
Ce catalogue décode les points de convergences esthétiques et techniques des deux artistes autour de leur identité catalane, de la féminité, du portrait, ou encore des paysages du Roussillon. Une lecture qui offre une vision précoce de la modernité de Maillol révélée par Picasso dont la quintessence se partage entre beauté classique et révolution plastique. -
L'art de Françoise Pétrovitch est associé aux tourments et fêlures de l'adolescence, cet entre-deux qui interroge les mystères de la psyché humaine. Marquées par une forme de retenue, voire d'effacement, ses figures laissent pourtant affleurer un bouillonnement intérieur, une densité psychique proche du débordement. L'irréalité des couleurs et des formes amplifie la sensation de trouble émotionnel et de vacarme contenu.
L'exposition Sur un os bouscule le temps. Dans l'amplitude des espaces du MO.CO., l'artiste juxtapose des oeuvres d'époques différentes. Réalisées parfois à trente ans d'intervalle, placées dans le même espace, sous la même lumière, leur présence simultanée provoque des télescopages mais aussi des correspondances permettant de saisir le sentiment de continuité. -
Pierre Bonnard : La nature comme étendard : La symphonie pastorale
Véronique Serrano
- Silvana Editoriale
- 16 Mai 2025
- 9788836661046
Le musée Bonnard propose une exposition-dossier mettant en lumière l'influence de la nature dans l'oeuvre du peintre, un sujet d'autant plus pertinent dans le contexte des enjeux environnementaux actuels que le musée d'Orsay a souhaité fédérer autour de l'opération « 100 oeuvres qui racontent le climat ». L'exposition explore comment Bonnard, dès son enfance au Grand-Lemps en Isère, entouré de riches terres agricoles et de vergers, développe une connexion profonde avec la nature. Cette relation se renforce à partir de 1910 lorsqu'il choisit de s'installer au coeur de la nature en Normandie et dans le Midi, à une époque où ces lieux étaient encore peu fréquentés. L'oeuvre phare de cette exposition, prêt exceptionnel du musée d'Orsay, est La Symphonie pastorale, réalisée pour un important ensemble décoratif commandé par les frères Bernheim. Elle incarne la vision de l'artiste d'une nature harmonieuse, en parfaite unité avec l'homme.
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Jean Lurçat : La terre, le feu, l'eau, l'air
Collectif
- Silvana Editoriale
- 28 Août 2024
- 9788836658046
Jean Lurçat (1892-1966) s'est illustré en tant que peintre cartonnier de tapisseries, mais sa créativité s'est aussi exprimée à travers la peinture, le dessin, la gravure, les décors de théâtre, l'écriture et l'illustration. L'artiste a également contribué au renouveau de la céramique dans les années 1950. Il compte ainsi parmi les peintres qui ont hissé au rang d'art un domaine longtemps associé à une production utilitaire, artisanale ou industrielle. L'univers de la céramique d'art ouvre à Jean Lurçat un nouvel espace de liberté qui comble son avidité créatrice durant quasiment seize années, de 1951 à 1966. Le médium devient alors l'un des maillons de son langage esthétique. Par l'exploration de fonds d'archives inédits, ce catalogue propose de faire le point sur l'édition des faïences que Lurçat réalise exclusivement à Perpignan, dans l'atelier Sant Vicens. Deux fois par an, avec une curiosité mêlée de fascination pour l'alchimie de la terre, de l'eau, de l'air et du feu, il vient y émailler ses prototypes. En miroir du foyer potier de la Côte d'Azur où règne Picasso, Lurçat choisit l'héritage catalan non seulement par affinités amicales et pour la qualité de vie roussillonnaise, mais aussi en souvenir de la guerre d'Espagne qui l'a particulièrement touché. Perpignan est alors le laboratoire de ses recherches artistiques où, annuellement, il présente ses créations récentes. Grâce à leur dimension décorative et au pouvoir de l'édition numérotée, celles-ci sont entrées dans l'univers quotidien d'un large public.
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Man Ray (1890-1976) : maître des lumières
Pierre-yves Butzback, Robert Rocca
- Silvana Editoriale
- 28 Août 2023
- 9788836654987
Artiste polyvalent, Man Ray occupe une place prépondérante dans l'histoire de l'art du XXe siècle. Surtout connu comme photographe, Man Ray a essentiellement vécu à Paris. Il fut l'un des premiers à utiliser la photographie, non pas comme un simple moyen de reproduction, mais comme un véritable médium de création à part entière, faisant de cette technique un art. Certaines de ses photographies, comme Le Violon d'Ingres (1924) ou Noire et blanche (1926), sont devenues des icônes.
Né à Philadelphie, Pennsylvanie, le 27 août 1890, Emmanuel Radnitsky, dit Man Ray, l'Homme Rayon (de lumière), fréquente les milieux intellectuels et artistiques de New York. Il découvre les avant-gardes européennes, se lie d'amitié avec Marcel Duchamp qui lui ouvre les portes du dadaïsme et qui l'accueille à Paris en juillet 1921.
Au centre de la vie artistique parisienne, il participe aux expériences artistiques novatrices des dadaïstes et des surréalistes, fréquente les peintres, les poètes, les intellectuels et devient célèbre pour ses portraits. Il développe une carrière de photographe de mode, notamment pour les couturiers Paul Poiret et Elsa Schiaparelli. Inlassable expérimentateur, il redécouvre la technique des « photogrammes » (silhouettes abstraites d'objets) que Tristan Tzara appelle « rayographies » et, en 1929, avec sa nouvelle compagne Lee Miller, ils développent la technique de la « solarisation ». En 1940, après la défaite de la France, Man Ray s'embarque pour les États-Unis et rencontre Juliet Browner qui devient sa femme et son modèle. Il retourne à Paris en 1951 où il meurt en 1976.
Man Ray est, certes, un photographe reconnu pour avoir révolutionné l'art de la photographie, mais il est également peintre, dessinateur, assembleur d'objets, sculpteur, écrivain, cinéaste. C'est cet artiste protéiforme que nous proposons de découvrir ou redécouvrir, à travers un véritable panorama de ses oeuvres qui permettra d'appréhender le processus créatif de Man Ray et de comprendre l'importance de son oeuvre. -
Entre 1910 environ et le milieu des années 1930 apparaît dans l'oeuvre de Pierre Bonnard un vase au décor assez banal de branches, de feuilles et de fruits de cerisiers. Objet né avant 1911 dans les ateliers de la faïencerie Lebacqz & Bouchart dans le nord de la France, ce pichet à eau a fasciné le peintre au point qu'il réalise une trentaine de tableaux - presque exclusivement des natures mortes mais aussi un nu et deux intérieurs. On sait que les objets rares intéressaient fort peu le peintre qui avait besoin de vivre durablement avec un objet pour en scruter sa valeur intrinsèque. Métamorphosé par la couleur, l'objet semble à chaque fois différent, parfois méconnaissable. L'exposition est l'occasion de donner un éclairage particulier à cet objet culte pour un «?bonnardien?», inspirant pour le peintre qui a fait des émules sur ce sujet. Il a inspiré une trentaine de peintures toutes reproduites dans ce catalogue sous la direction de Véronique Serrano. Un tiers est présenté dans l'exposition, ainsi que des dessins.
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Les paysages du Cannet et la lumière du Midi ont été pour Bonnard des sources d'inspiration inépuisables. C'est durant cette période de vie au Cannet, qui dure près de 22 ans, qu'il peint ses tableaux les plus inspirés, ceux dont les spécialistes s'accordent à dire qu'ils sont ses plus belles oeuvres.
Bonnard va produire plus de trois cents oeuvres au Cannet, certaines intimistes, inspirées de son univers privé. Le Bosquet sera ainsi le sujet de nombreuses compositions. Dans cette maison rose Bonnard peint et repeint chaque recoin : la salle à manger, le petit salon, la très célèbre salle-de-bains. Certaines font partie des standards de sa peinture, oeuvres mondialement connues : Nu dans le bain, 1936-1938, Nu devant la glace, vers 1934, La sortie de la baignoire, vers 1926-1930.
Autre volet de son oeuvre, les paysages. Paysage du Cannet aux toits rouges, Ciel d'orage sur Cannes..., le paysage environnant agit en profondeur sur Bonnard au même titre que la Sainte- Victoire pour Cézanne ou Giverny pour Monet, comme un territoire prégnant. C'est cette histoire de lien et d'identité entre Bonnard et Le Cannet qui donne sa profonde légitimité au musée qui lui est dédié.
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André Masson, une mythologie de l'être et de la nature
Collectif
- Silvana Editoriale
- 5 Juillet 2019
- 9788836642786
Le musée d'art moderne de Céret organise une exposition thématique consacrée à l'oeuvre d'André Masson (1896-1987). Le musée poursuit ainsi son exploration de l'oeuvre des grands artistes du XXe siècle pour lesquels la période cérétane s'est révélée particulièrement riche et révélatrice. André Masson séjourne à Céret dans les années 1919/1920. Blessé dans sa chair et son esprit par les combats de la Première Guerre mondiale, il arrive à Céret en compagnie de Maurice Loutreuil, y rencontre Odette Cabalé qui deviendra sa première épouse, et y fait la connaissance de Chaïm Soutine. Masson peint à Céret plusieurs tableaux de paysages inspirés du cubisme cézannien, une peinture construite dans une gamme de couleurs claires, témoignage en quelque sorte de sa propre reconstruction mentale. Le musée d'art moderne de Céret conserve quatre très beaux tableaux de cette période, dont un point de vue sur la ville et ses environs également choisi par Soutine pour l'une de ses toiles, présentée au musée. Le paysage étant l'un des thèmes majeurs de la collection du musée, et une source constante dans la peinture d'André Masson, c'est le fil conducteur qui a été retenu pour cette exposition. Le sentiment de la nature a accompagné André Masson tout au long de sa vie. La beauté de la nature l'inspire et lui procure un apaisement. Mais la nature est aussi le théâtre d'une cruauté entre espèces qui fait écho aux interrogations existentielles de l'artiste. Masson, à qui un médecin le soignant de ses blessures de guerre affirma : « N'habitez plus jamais les villes ! », mena une carrière artistique prodigieuse, faite d'itinérances entre Europe et Amérique. Les lieux où l'artiste a vécu, les paysages qu'il a admirés, transfigurés, peuplés de mythes, seront à l'honneur dans la thématique de cette exposition.
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Ce volume est consacré à l'oeuvre de Jenny Saville (Cambridge, 1970), l'un des plus grands peintres contemporains et l'une des principales voix de la scène artistique internationale. Saville transcende les frontières entre figuratif et abstrait, entre informel et gestuel, parvenant à transfigurer la chronique en une image universelle, qui place la figure humaine au centre de l'histoire de l'art - des corps immenses, nus, à la consistance physique charnelle et oppressés par un poids plus existentiel que matériel. Saville renvoie à la grande tradition picturale européenne, en confrontation constante avec le modernisme de Willem de Kooning et Cy Twombly et le portrait de Pablo Picasso et Francis Bacon. Son oeuvre est également fortement liée aux maîtres de la Renaissance italienne, en particulier à certains des grands chefs-d'oeuvre de Michel-Ange. Le volume comprend un riche catalogue de peintures et de dessins créés par l'artiste depuis les années 1990 jusqu'à aujourd'hui.
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La rencontre de Jeannine Guillou et de Nicolas de Staël ; la vie dure
Jean-Louis Andral
- Silvana Editoriale
- 3 Novembre 2011
- 9788836620913
En 1937, lors d'un voyage au Maroc, Nicolas de Staël rencontre Jeannine Guillou. Peintre comme lui, elle décide alors de le suivre dans la suite de ce périple qui les ramène en France l'année suivante. Jusqu'à sa mort en 1946, ce compagnonnage conjugal et artistique nourrira leurs oeuvres respectives à un moment où le jeune Nicolas de Staël cherche précisément les voies de son art.
Ce catalogue de l'exposition du musée Picasso d'Antibes, « La rencontre de Jeannine Guillou et de Nicolas de Staël : la vie dure », rend compte de cette quête en présentant un ensemble important de peintures de Staël, réalisées entre 1939 et 1946 et, pour la première fois, une sélection de tableaux et de dessins de Jeannine Guillou, dans le contexte créatif qui a accompagné leur éclosion, fait d'échanges avec des artistes rencontrés par le couple à Grasse, lors de leur séjour à Nice entre 1941 et 1943, et à Paris. Sont ainsi réunies des oeuvres, entre autres, de Sonia Delaunay, Jean Arp, Sophie Taueber-Arp, Cesar Domela, Alberto Magnelli, Jean Deyrolle, Vassily Kandinsky.
Cet ouvrage témoigne, au-delà de simples influences, des nombreux aller-retour d'une oeuvre à l'autre, d'un artiste à l'autre, au sein de ce petit groupe d'amis, lié par des recherches communes vers une certaine abstraction et la grande éthique de leur art.
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Pablo Picasso et Suzanne Ramié : dialogue avec la céramique
Collectif
- Silvana Editoriale
- 23 Novembre 2022
- 9788836652846
Picasso visite, avec Françoise Gilot, l'exposition annuelle de poterie à Vallauris, en 1946, et aussitôt effectue ses premiers essais à l'atelier Madoura, fondé par Suzanne et Georges Ramié. De retour, l'année suivante, avec plusieurs dessins et projets, Picasso commence ses premières créations. Séduit par la « ville aux cent potiers », Picasso s'y installe de 1948 à 1955, dans une villa sur les collines : son activité créatrice se répartit, alors, entre son atelier où il crée de nombreuses sculptures et l'atelier Madoura pour les céramiques. Entre 1947 et 1971, l'artiste produit un ensemble conséquent de céramiques, estimée entre trois mille cinq cents et quatre mille pièces uniques. Elles ont été toutes réalisées chez Suzanne et Georges Ramié. En 2022, le musée Magnelli, musée de la céramique, a reçu un dépôt exceptionnel de céramiques de Pablo Picasso qui présentent la particularité d'être toutes dédicacées à Suzanne Ramié ; ces dédicaces attestent du lien d'amitié et de respect entre Picasso et celle qui lui a ouvert les portes de son atelier et lui a permis de réaliser une oeuvre si inattendue et si remarquable. Au-delà du témoignage d'amitié, ces céramiques permettent de mettre en lumière les relations entre les deux artistes et le dialogue artistique qui s'instaure entre eux.